Monsieur Origami – Jean-Marc Ceci

Description par l’éditeur

71eoD7lzQ1LÀ l’âge de vingt ans, le jeune Kurogiku tombe amoureux d’une femme qu’il n’a fait qu’entrevoir et quitte le Japon pour la retrouver. Arrivé en Toscane, il s’installe dans une usine isolée où il mènera quarante ans durant une vie d’ermite, adonné à l’art du “washi”, papier artisanal japonais, dans lequel il plie des origamis. Un jour, un jeune horloger arrive chez Monsieur Origami. Il a le projet de fabriquer une montre complexe avec toutes les mesures du temps disponibles. Son arrivé bouscule l’apparente tranquillité de Monsieur Origami et le confronte à son passé. Ce texte, entièrement dépouillé, allie profondeur et légèreté, philosophie et silence. D’une précision documentaire, historique et technique parfaite, ce roman a l’intensité d’un conte, la pureté d’une eau vive, la beauté d’un origami.

Ce que j’en ai pensé

J’ai lu Soie par Alessandro Barrico.
J’ai lu Neige par Maxence Fermine.
J’ai beaucoup aimé ces histoires ayant le Japon comme toile de fond.
J’ai lu Monsieur Origami et je n’ai pas été touchée par la relation entre le producteur de papier et l’étudiant horloger. J’aurais voulu  plus : une confrontation philosophique peut-être entre l’Orient et l’Occident  au travers de ces tenants d’un artisanat ancestral que sont la fabrication de papier washi et l’horlogerie suisse ; ces deux savoir-faire se réclamant d’une vertu en voie d’extinction : la patience.
À dire vrai, je n’ai pas compris où l’auteur voulait en venir. Certes, il fallait découvrir la raison de la présence de “Monsieur Origami” en Toscane. Certes, il fallait révéler un autre secret. Certes, il y avait une morale à la fable qu’il fallait deviner. Certes…. mais tout ceci m’a semblé un peu superficiel.
J’ai lu Soie et Neige il y a bien longtemps, à une époque où les illusions étaient encore possibles, où l’on pouvait encore avoir l’espoir de sauver le monde. Il faudrait que je les relise à travers le prisme de la personne que je suis aujourd’hui. Pour voir si j’aime encore ces histoires d’une sagesse perdue.

J’ai néanmoins passé un bon moment de lecture.

Ma note: 3/5

challenge12016brGallimard
Parution: 25 août 2016
168 pages

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De profundis – Emmanuelle Pirotte

9782749151045Description par l’éditeur : 

Dans un monde à la dérive, une femme en fuite, une fillette murée dans le silence, et une ancienne demeure habitée d’un secret.

Bruxelles, dans un avenir proche. Ebola III a plongé l’Europe dans le chaos : hôpitaux débordés, électricité rationnée, fanatismes exacerbés. Roxanne survit grâce au trafic de médicaments et pense à suivre le mouvement général : s’ôter joyeusement la vie. Mais son ex-mari succombe au virus, lui laissant Stella, une fillette étrange dont elle ne s’est jamais occupée. Quand une bande de pillards assassine sa voisine, Roxanne part pour un hameau oublié, où l’attend une ancienne maison de famille. La mère et la fille pourront-elles s’adapter à ce mode de vie ancestral et à cette existence de recluses ?

Entre dystopie et conte fantastique, De profundis est un roman hors normes. Une plongée en enfer, doublée d’une fabuleuse histoire d’amour.

Ce que j’en ai pensé :

Aïe, aïe, aïe, pour ma toute première critique inaugurant ce blog, ça commence fort avec un roman que je n’ai pas du tout aimé. 

“Étrange”… écrivent d’autres lecteurs sur Goodreads et Babelio. Étrange roman… Il n’y a rien d’étrange à ce roman. Il est raté, voilà tout.
N’y vais-je pas un peu fort ? Non, je ne pèse pas mes mots. Ce roman est un coup d’épée dans l’eau.

Tout d’abord, que les choses soient claires, je n’ai pas lu Today we live (premier roman de l’auteure) mais j’en ai lu les critiques dithyrambiques. Ce qui signifie qu’à la lecture de De profundis, je n’ai pas pu éprouver de déception par rapport à la qualité du premier travail. Ceci dit, cela a été une grosse désillusion en regard de l’expectation que je nourrissais à découvrir cette auteure.
Deuxième précision : qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas écrit. À mes yeux, ce roman-ci n’est pas bon ; ce qui ne questionne aucunement le travail antérieur et ultérieur de l’auteure ni la qualité de son écriture ou de sa narration dans son ensemble.

A présent, rentrons dans le vif du sujet. Pourquoi clame-je qu’il ne serait pas bon, ce De profundis ? Pour plusieurs raisons, mais je vais en développer que quelques unes sinon ce n’est pas une critique que vous lirez mais un livre (beaucoup moins bien écrit, je le concède volontiers, car la plume d’Emmanuelle Pirotte est son point fort d’où la taille de ma déception. Oui, oui, je me répète) :

1) Dès les premières pages, on est embarqué dans une dystopie. C’est la fin du monde tel qu’on le connaît ; tout le monde crève du virus Ebola III (Ebola III, pourquoi 3, on ne le saura jamais) à gauche et à droite, à même le sol, dans les rues sales et abandonnées de Bruxelles et on a une femme de on-ne-sait-quel-âge – on la devine jeune, je lui ai donné la vingtaine bien sonnée pour découvrir presqu’à la fin du livre qu’elle a 38 ans -, Roxane, qui a, pour seule mission, de survivre dans cet univers hostile avec l’aide de son pote Mehdi. Super, mais… elle est aussi dépressive et pense tous les jours d’en finir avec la vie terrestre. Euh. Ah bon, d’accord. Ni une ni deux, si quelqu’un d’entre vous a vu ou lu les The Walking Dead ou encore La Route, on sait d’emblée que les dépressifs ne font pas long feu. Bref, c’est pas crédible.

2) On n’a aucune explication sur les raisons de l’emballement du virus d’Ebola, enfin du    n° 3 du virus. Soit. Ce n’est pas grave, on est dans un roman d’anticipation, voyons plutôt comment la société humaine survivante s’organise. Rappelez-vous qu’on crève à ciel ouvert mais voici que l’ex-mari de Roxane a eu le bénéfice de pousser son dernier soupir dans un lit propret aux draps blancs (bon, ce n’est pas tip top comme ça dans le livre, mais c’est sous-entendu). Via son avocat, il fait savoir à Roxane que leur fille âgée de huit ans, Stella, va se retrouver orpheline. Que va-t-elle devenir ? Option 1 : elle va chez sa maman suicidaire. Option 2 : elle est recueillie dans un orphelinat haut de gamme où elle ne manquera de rien. Hein ???? Je croyais qu’Ebola troisième du nom frappait tous sans distinction de classe et de milieu ET que la civilisation se liquéfiait au fil des pages. Comment voulez-vous qu’un orphelinat puisse encore être debout, aussi select soit-il ???

3) …. Non, j’arrête là. Je vous épargne les innombrables invraisemblances du récit et les rebondissements de l’intrigue aussi gros comme le nez au milieu du visage. Sachez cependant que la dystopie disparaît complètement pour laisser place au surnaturel avec une teinte de thriller. De nombreuses pistes sont envisagées puis abandonnées aussitôt (comme la famille dans la forêt, mais quel gâchis). L’auteure n’a pas réussi à se positionner ni pour définir le genre de fiction ni dans la psychologie des personnages (Stella est quoi à la fin ? Locked-in syndrome, Asperger, hypersensible ?) ou n’a peut-être pas “voulu” se positionner balayant ainsi les genres littéraires les plus courus du moment afin de plaire au plus grand nombre ?
Quant à la “formidable histoire d’amour” ainsi décrite sur la 4e de couverture, par pitié, elle est… risible.

Enfin, passez votre chemin, prenez La Route ou allez vraiment en De profundis en compagnie d’Oscar Wilde.
TRB

Cherche Midi Editeur
ISBN: 9782749151045
ISBN numérique: 9782749151052
Date parution: 25/08/2016
288 pages

This book has been recently published and is not yet available in English.

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