Le champ de bataille – Jérôme Colin

Couverture-Champ-de-bataille-Jerome-Colin-Allary-EditionsPrésentation par l’éditeur

Le problème avec les enfants, c’est qu’ils grandissent. Un jour, sans prévenir, ils claquent les portes, rapportent de mauvaises notes et ne s’expriment que par onomatopées. Surtout, ils cessent de vous considérer comme un dieu sur terre. Et ça, il faut l’encaisser.

La science explique qu’ils n’y sont pour rien. C’est leur cerveau en formation qui les rend feignants, impulsifs et incapables de ramasser leurs chaussettes. N’empêche. On n’a jamais rien créé de pire que les adolescents du virtuolithique. Voici l’histoire d’un couple sur le point de craquer face aux assauts répétés de leur fils de 15 ans. Qu’ont-ils mal fait ? Rien. Mais la guerre est déclarée. Et ils ne sont pas préparés. L’école les lâche, le père part en vrille, la mère essaie d’éteindre l’incendie.

C’est un roman sur l’amour familial où les sentiments sont à vif, comme sur un champ de bataille.

Ce que j’en ai pensé

jerome-colin-1202Jérôme Colin étant présent à la Foire du Livre de Bruxelles ce samedi 24 février, je n’ai pas résisté à l’urgence d’acheter le livre en papier sur place afin de me le faire dédicacer et, ce, avant d’en lire une seule ligne. Mais je savais que j’allais m’embarquer pour un périple intense de lecture car, Jérôme Colin, avant de découvrir -par hasard et avec un emballement presque juvénile – qu’il écrit aussi des livres, j’avais pris l’habitude de ne pas rater son émission radiophonique quotidienne, “Entrez sans frapper” (sur une radio belge, La Premiere) lors de laquelle lui et ses chroniqueurs (Sébastien Ministru, Myriam Leroy, Michel Dufranne, Jacques Fraipont, Hugues Dayez, Juliette Goudot, Éric Russon, Xavier Van Buggenhout, Joëlle Scoriels…. désolée si j’en ai oublié certains) discutent de Culture avec un grand C. Pas cette inénarrable culture mainstream qui ne fait la part belle qu’au divertissement du politiquement correct d’un vide intersidéral sidérant, mais de cette culture qui vous élève et vous flatte les neurones. Un bonheur pur et une vraie bouffée d’oxygène. Bref, tout cela pour planter le décor sur le “background” professionnel de l’auteur, histoire que les lecteurs de cette chronique – un peu désordonnée, je le concède – aient une idée de qui est Jérôme Colin.

Encore sous le choc de cette lecture tellement elle m’a bouleversée, ce livre parle de la difficulté d’être parent aujourd’hui (mais cela l’était certainement ainsi hier et cela le sera demain aussi), de la paternité, de l’amour filial, du couple, du sens de la vie, des rêves inassouvis mais encore possibles (ou peut-être ne le sont-ils plus), de l’éducation et de l’enseignement, tout ceci dans nos sociétés (post-)attentats. Je n’en dis pas plus pour ne pas lever le voile sur les différentes pièces du puzzle qui font tout le charme de ce petit bijou dans lequel même mes deux chanteurs préférés y sont mentionnés avec tendresse.

Un livre profondément humain avec cette pincée de sel belge qui le rend ô combien plus savoureux. Que je suis fière de cette belgitude-là.

Merci à Allary Editions pour avoir publié cette merveille et pour leur copie sur NetGalley France.

Ma note : coup de coeur !!!

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