Je vous écris dans le noir – Jean-Luc Seigle

J'ai lu, janvier 2016, 255 pages. 1re parution: Flammarion, 01/2015.


Lu le 20/11/16 dans le cadre de l’Objectif PAL

41w5a46flklDe Jean-Luc Seigle, j’avais lu en juin sa pièce de théâtre “Excusez-moi pour la poussière” sur les dernières années de la vie de Dorothy Parker qui fut critique littéraire dans Vogue, Vanity Fair, The New Yorker… et scénariste de l’âge d’or d’Hollywood : le scénario d’Une étoile est née qui a porté Judy Garland au firmament, et bien, c’est Dotty. Connue pour son analyse caustique de la société urbaine de son temps et son humour mordant, Dorothy Parker était aussi une femme engagée : contre le nazisme d’abord – ce qui,  par la suite, lui valu d’être victime du maccarthysme car, au pays de Biff Tannen, avoir été un anti-nazi de première heure équivalait souvent d’être taxé de soviet – et pour les droits civiques des Noirs ensuite. Bref, une très belle réussite d’un texte de théâtre.

Flammarion, janvier 2016, 96 pages.

32756455C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme teintée toutefois d’une pointe d’appréhension que j’ai décidé de sortir de ma PAL “Je vous écris dans le noir” par le même auteur. Pourquoi appréhender sa lecture ? Parce que j’avais peur de sombrer dans un pathos déplacé. Il faut savoir que je ne connaissais rien de l’affaire Pauline Dubuisson. Je n’en avais jamais entendu parler ni, par ailleurs, du film La vérité prétendument basé sur sa vie. À mi-chemin entre biographie factuelle et roman, la vie de Pauline Dubuisson a tous les ingrédients pour en faire un mélodrame. Pourtant, jamais l’auteur ne joue de cette ficelle facile. Certes, il présente son livre comme un roman biographique, mais c’est pour amener sur le chemin de la réflexion sur un sujet ô combien d’actualité que l’on n’aurait peut-être pas eu envie d’aborder si son livre avait été un essai factuel : la discrimination à l’encontre des femmes. Oui, encore et toujours. Sans dévoiler quoi que ce soit du roman, je suis allée de surprise en surprise –  mon coeur se serrant à chaque fois mais interpelant sans cesse ma raison -, l’auteur nous pose cette question cruciale, jamais formulée de façon explicite mais sous-entendue à chaque page : et si Pauline s’appelait Paul Dubuisson, aurait-elle vécu le même destin ?

Ma note : 4,5/5

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